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Cahours et Tanguy

Déborah Tanguy et Olivier Cahours une voix, une guitare et une grande complicité. Leur programme, des standards du jazz (blues, bossa nova, valses) retrouvés dans les répertoires de Chick Corea, Thelonious Monk, Charly Aden, l'incontournable Ella Fitzgerald, Betty Carter. Elle, une nature joyeuse et généreuse, un dynamisme spontané, une voix chaude et profonde, un phrasé naturel et fluide, des scats aériens d'une rare vélocité et d'une précision claire, à l'aise dans les graves et les aigus, s'essaye même aux "body percussions". Lui, une présence discrète et efficace, un soutien sûr et solide, un guitariste hors pair, ses doigts dansent sur les cordes, une grande virtuosité, accompagne ses mélodies par une ligne de basse avec brio.

Le duo, un modèle de complicité et de connivence, maîtrise les dialogues musicaux où chacun met l'autre en valeur, improvise, écoute, répond. Il joue, elle chante pour le public, ils s'amusent avec le public, leur entente est harmonieuse, leur musique prenante. A la fin du concert ils savent encore surprendre, captiver, tenir en haleine un public de fidèles du jazz qui a su résister aux multiples sollicitations du jour. Tous les deux sont liés à l'histoire de Crest Jazz Vocal, Déborah remporte le concours en 2001, Olivier depuis des années est musicien accompagnateur bénévole aux stages organisés pendant le festival, Daniel Kirchner

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nos trio 

3 copains : Gérald Simonet à la batterie, Marc de Sousa à la contrebasse et Jean-Pierre Moncada au sax, pour un jazz sans poudre aux yeux. 3 amis du festival, qui cet été animaient l'after de la grande scène pour les couches tard du JAZZ. Cette fameuse « équipe de nuit » qui grâce à sa musique direct et efficace à permis à de nombreux musiciens de faire la JAM. 3 artistes passionnés de musiques qui ont choisi en ce soir de Club de célébrer Serge Gainsbourg. Serge est grand, mais leur générosité et leur bonne humeur étaient à la hauteur de l'événement et c'est avec beaucoup de plaisir que le public c'est laissé emporter sur les mélodies connues ou oubliées. Ont pouvait craindre un trop grand respect du maitre, mais nos 3 interprètes ont su nous présenter à travers des reprises sobres, une musique alerte très swing avec de bons échanges, sans jamais perdre de vue le propos.

Et finalement c'est aussi ça qui a plu au public, même si les reprises sont là pour être détournées, ce n'est pas toujours agréable de ce perdre dans des intentions trop longues et trop innovantes. Une belle soirée acoustique qui c'est prolongée autour du verre de l'amitié, une bouffé d'air dans ce monde trop tourné vers les écrans et les technologies Higth-Teck.

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Patience Quartet 

Soirée exceptionnelle à la Tartine pour la reprise des clubs "Jeudi D'Jazz". Exceptionnelle, le club ne reprend d'habitude qu'en octobre, mais surtout exceptionnelle parce qu'il accueille un artiste unique, Roberto Negro, pianiste et compositeur. Il présente pour la première fois sur scène le "Patience Quartet" pour lequel il s'entoure de musiciens expérimentés dont la technique est irréprochable : Alexandra Grimal aux saxophones soprano et ténor, Mauro Gargano à la contrebasse et Gautier Garrigue à la batterie. Pas de couacs au saxophone, le souffle est maîtrisé, pas de doigt ni d'archet qui font crisser les cordes de la contrebasse, la musique est fluide, pas de bruit inutile, des rythmes nets et précis à la batterie, pas de notes qui se bousculent au piano, tout est calculé, étudié. Patience Quartet nous propose un jazz fouillé, recherché, pas une musique à entendre mais une musique à écouter, à décrypter, puis à déguster. Des compositions surprenantes, de longs morceaux contrastés où se succèdent des dialogues à deux ou à trois avant de se refondre dans le quartet, des airs singuliers et des passages doux et rythmés. Accueillir une création au club est un pari, un défi qu'ont su relever le club de Crest Jazz Vocal et la Tartine. Daniel Kirchner